FSSD Nouveau Logo
Fleche-sous-menu-FSSD

Actualités

Actualités

Le FSSD en 3 min
Être accompagné
Contact
Se former
Le Réseau
Actualités & Ressources
  • Actualités
  • Ressources
Toute l'actualité FSSD France sur LinkedIn
1 2 3 Point de vue Témoignages Événements

L'événementiel réinventé : quand le FSSD devient un cadre de liberté

29/09/2026

L'événementiel réinventé : quand le FSSD devient un cadre de liberté

Un renversement de paradigme : de la contrainte au cadre de liberté

 

"Le FSSD, depuis que je l'ai découvert, c'est un nouveau cadre de liberté pour moi."

 

Avec les 8 conditions, la durabilité cesse d'être une liste de renoncements. Elle devient un point de départ pour la créativité. À partir du moment où les conditions sont respectées, le champ des possibles s'ouvre.

 

La réorientation qui en découle est aussi simple que structurante : plutôt que de regarder l'événement sous son angle matériel, le FSSD remet le curseur sur sa valeur humaine. "Redonner le goût du collectif aux collaborateurs, montrer que les trésors de l'entreprise ce sont ses collaborateurs — je suis convaincu que quand on fait ça, on aide à refaire société."

 

"On est passé en deux sessions d'un "pff, ça n'a pas de sens de faire ce métier" à "en fait, on est indispensable"."

 

 

Autonomie et pouvoir d'agir — toute l'équipe embarquée dès le premier atelier

 

L'accompagnement s'est structuré en cinq ateliers d'une demi-journée, espacés de quelques semaines pour permettre à l'équipe d'avancer en autonomie entre deux. 

 

Cinq métiers autour de la table : chef de projet et logisticien, directeur de production, game designer, régisseur — l'ensemble des grands corps de métier de l'événementiel.

 

Jérôme s'attendait à devoir guider un processus long. Ce n'est pas ce qui s'est passé. 

 

"Dès le premier atelier, je n'ai plus eu à leur dire ce qu'ils avaient à faire. Ils ont pris les 8 conditions et se sont dit : moi, dans mon expertise, voilà comment je vais interroger ça." 

 

Le lendemain, son directeur de production avait déjà commencé à lister les fournisseurs à questionner.

 

La clé de cette adhésion rapide : le FSSD permet à chacun d'agir là où il est compétent, sans imposer une pensée unique. Ce n'est pas une formation au climat ou à la biodiversité — c'est une paire de lunettes posée sur son propre métier. Chacun s'en empare depuis sa sensibilité et son expertise, sans attendre de consigne.

 

Ce qui a changé aussi, c'est la dynamique d'équipe elle-même. En exposant les difficultés de chacun depuis son métier, avec le même langage et les mêmes conditions, quelque chose s'est ouvert. "On s'est rendu compte de ce qui grattait pour les autres. Et on avait envie d'aider." Un collectif qui travaillait bien ensemble depuis longtemps a franchi un autre niveau de confiance et d'engagement mutuel.

 

 

Agir dès le brief — là où se joue vraiment l'impact

 

Une des premières prises de conscience issues des ateliers : c'est dès la prise de brief et les premières étapes de conception qu'on peut agir sur les trois conditions environnementales et sur toutes les conditions sociales. Pas que le jour J, quand les commandes sont passées et les équipes déployées. Bien avant — quand les choix sont encore ouverts, quand le client est encore en train de définir ce qu'il veut, son besoin réel.

 

Ce constat a recentré l'offre de l'agence sur ce qui fait sa singularité. Là où beaucoup d'acteurs du secteur cherchent à impressionner par la mise en scène, les effets techniques ou les cadeaux, l'Atelier des Événements mise sur ce que Jérôme appelle le "waouh intellectuel" : faire vivre aux participants des expériences collectives qui ont du sens, conçues avec eux et pour eux. C'est là que se déplace la valeur — et c'est là que l'agence est irremplaçable.

 

Cela a directement nourri une nouvelle offre : le Sprint Design par ADE. En trois séances de co-construction avec le client, entrecoupées de temps de travail interne, l'agence l'accompagne jusqu'à un pré-concept créatif budgété et opérable. Le client arrive avec une problématique, repart avec un concept qu'il peut mettre en œuvre. Une offre qui incarne exactement ce repositionnement : intervenir tôt, penser ensemble, créer de la valeur avant même que la production commence.

 

Et quand la demande client arrive avec de "mauvaises habitudes" intégrées, il s'agit de rester pédagogue : lors d'une convention pour une centaine de participants, une cliente propose d'offrir des goodies siglés. Jérôme ne dit rien sur le moment — puis envoie un mail détaillé expliquant pourquoi c'est contre-productif, et propose à la place une expérience collective. La cliente accepte. "C’est gratifiant car le FSSD me donne un socle, je peux avoir ces conversations avec mes clients pour avancer ensemble." 

 

 

La créativité dans le champ des possibles — trois exemples concrets

 

C'est peut-être là que le FSSD produit son effet le plus visible au quotidien. Les 8 conditions ne disent pas quoi faire — elles définissent le cadre dans lequel la créativité peut s'exercer librement. Chaque contrainte devient une invitation à trouver mieux.

 

Réinventer la compétition. Pour un quiz de culture d'entreprise en ligne avec 200 participants, le gagnant était jusqu'alors simplement félicité. L'équipe additionne désormais l'ensemble des points de tous les joueurs, les transforme en euros, et remet cette somme au gagnant — pour qu'il la donne à une association de son choix dans son pays. Le mécanisme a été reproduit plus de dix fois en 2 ans : plus de 30 000 euros de dons générés. Du jeu qui valorise l'individualisme, on est passé à un jeu qui valorise l'effort collectif.

 

Traiter l'obsolescence plutôt que la subir. Quand un client refait son identité graphique, tous les supports de son campus universitaire interne sont à remplacer. Plutôt que de tout réimprimer, l'équipe conçoit un jeu : pendant les apéros, les participants doivent identifier quels supports sont à l'ancienne charte et quels sont ceux à la nouvelle. Pédagogie assurée — et une partie des supports préservée.

 

Éliminer le PVC dans les productions. En travaillant avec ses imprimeurs historiques, l'équipe a progressivement substitué les supports PVC par du carton recyclable et réutilisable pour l'ensemble des signalétiques.

 

Et pour poursuivre son objectif zéro plastique, en interrogeant son transporteur, elle a également fortement réduit l’usage de papiers-bulles et de films plastiques d’emballages en investissant dans des rolls métalliques permettant de déplacer, stocker et protéger du matériel lors des livraisons de matériels nécessaires pour ses événements. 

 

 

Des fournisseurs qui grandissent avec l'agence

 

Face aux 8 conditions, la première réaction du directeur de production a été de chercher de nouveaux fournisseurs qui auraient déjà des solutions. Bonne idée sur le papier — mais sans relation établie, sans confiance, sans historique commun, la démarche est fragile.

 

La décision prise a été différente, et plus ambitieuse : plutôt que de remplacer, faire grandir. Les partenaires historiques — certains depuis plus de quinze ans — reçoivent les problématiques, cherchent, testent, proposent des solutions. 

 

Un deuxième cercle d'autonomie et de pouvoir d'agir s'installe, au-delà de l'équipe interne. La relation de défiance caractéristique du secteur — le fournisseur qui cherche à vendre au plus cher, l'acheteur qui cherche à payer au moins cher — laisse place à du partenariat réel, avec des conversations ouvertes sur les marges et les modèles. 

 

"Avec l'Atelier des Événements, on peut s'épanouir et travailler sur nos points faibles" — c'est ainsi que les partenaires vivent désormais la relation.

 

 

Faire bouger l'agence — et entraîner tout un secteur

 

Dernier point que Jérôme tient à souligner, et qui dit quelque chose de fondamental sur la maturité de la démarche : tout ce que l'Atelier des Événements met en place est partageable — y compris avec les concurrents. "Si demain une agence concurrente vient nous voir pour des retours d'expérience, c'est oui. Grandissons ensemble."

 

Ce n'est pas de la naïveté — c'est une conviction sur où se situe vraiment la valeur. "La valeur, c'est le client qui la reconnaît." Et si d'autres agences s'emparent des mêmes exigences, c'est tout un secteur qui change de trajectoire. 

 

Faire leur part. Et entraîner les autres à faire la leur.

 

L'événementiel n'est pas condamné à être un problème. Il peut devenir un vecteur de transformation — à condition d'outiller chaque collaborateur pour agir depuis son métier. Parlons-en.

Témoignages

Du bilan carbone à la stratégie 2050 : le FSSD pour embarquer CODIR et équipes

11/09/2026

Du bilan carbone à la stratégie 2050 : le FSSD pour embarquer CODIR et équipes

Le « plafond de verre » du bilan carbone

 

Gaëlle découvre le FSSD pendant son master en management de la transition écologique et solidaire, à la Green Management School. À l'époque, elle vient de se former à la méthode du bilan carbone mais « Même si le bilan carbone a le mérite de mettre des chiffres sur la table, des éléments tangibles pour démarrer une démarche de transition  beaucoup d'autres impacts, de nos activités sur l'environnement et la société, ne sont pas pris en compte. »

 

Une seconde limite la gêne tout autant : l'absence d'horizon. « On regarde les sources d'émissions pour les réduire, mais sans approche globale, sans vision moyen-long terme. Ça manquait de projection. »

 

Le FSSD lui ouvre alors une autre focale. « La méthode m'a ouvert les yeux bien au-delà du CO₂. Elle prend en compte non seulement les limites planétaires, mais aussi le plancher social. Une approche bien plus globale, qui permet de voir plus loin que par la seule lorgnette des gaz à effet de serre. »

 

 

L'impasse : un bilan carbone que le management n'entend pas

 

L'occasion d'appliquer le FSSD se présente « à point nommé ». Gaëlle vient de lancer un bilan carbone sur la business line Underwater Systems de Thales, et des collègues contribuent à des ateliers d’identification des options pour agir sur les plus gros postes d'émission. 

 

Mais la dynamique cale. « On se retrouvait dans une impasse. On savait qu'on avait des sujets à traiter, de gros postes d'émission qu'on voulait faire bouger. Mais il nous manquait des arguments — économiques, contextuels — pour avoir l'aval du management et, surtout, pour réussir à l'embarquer. »

 

Le diagnostic de Gaëlle est sans détour : « On va s’atteler à réduire les chiffres, d'accord. Mais des tonnes de gaz à effet de serre, ça ne parle pas à grand monde. Ce n'est pas concret : tu ne déclenches pas de déclic avec des tonnes de CO₂. »

 

 

Le pivot : garder l'acquis, élargir le cadre

 

Ainsi Gaëlle choisit d’élargir le cadre dans deux directions :

  • Les profils embarqués. À côté des convaincus, Gaëlle va chercher des collègues sans fibre écologique particulière, mais représentant la diversité des métiers et fonctions au sein de la BL mais aussi des personnes d'autres entités du groupe — achat, design, HSE, RSE — pour qu'elles éprouvent la méthode et jugent de l'intérêt de la déployer plus largement.
  • Le périmètre d'analyse passe de la seule question climatique aux neuf limites planétaires et au plancher social — autrement dit, aux huit conditions de durabilité du FSSD.

Le premier jour secoue. « Pour ceux qui découvraient les enjeux, ça a été une « sacrée claque » : découvrir les limites planétaires, analyser notre façon de fonctionner aujourd'hui, et constater à quel point nos activités ont des effets sur la société et l’environnement. »

 

Puis la méthode fait son œuvre. « Au fil de la découverte, on a fait remonter la pente aux participants. Jusqu'à ce qu'ils se disent : je pensais qu'on était au fond du trou, et finalement je me rends compte qu'on a des outils accessibles, facilement compréhensibles, dont on peut se saisir dans notre quotidien pour faire évoluer l'entreprise dans le bon sens. »

 

 

Ce qui a fait basculer le comité de direction

 

C'est là que le récit de Gaëlle devient précieux pour quiconque cherche à embarquer un CODIR. Elle identifie précisément ce qui a fait mouche :

 

  • La métaphore de l'entonnoir. « La représentation de l'entonnoir a donné des clés qu'une approche "réduisons nos émissions" n'offrait pas. Elle pose la vraie question : comment se transformer pour être encore là demain — et opérer dans un monde de plus en plus contraint ? Parce qu'on n'aura pas le choix. » 

 

Le raisonnement parle aux dirigeants dans leur langue : « Les entreprises bâtissent leurs stratégies sur la performance économique, sur des acquisitions toujours plus grosses, mais sans intégrer ces contraintes — le prix du pétrole, l'accès aux ressources. Or ce sont elles qui peuvent faire mettre la clé sous la porte. »

 

Le basculement tient en une phrase : ces contraintes, il va falloir les prendre en compte, si on ne veut pas sortir du jeu.

 

                                   

 

  • La projection à 2050. Jamais une stratégie de la business line ne s'était projetée aussi loin. « Nos projections se font à cinq ou dix ans, grand maximum. Là, on projetait les gens vingt-cinq ans plus tard. C'était disruptif. »

 

  • Le backcasting. Se projeter très loin, puis se retourner pour regarder comment on fonctionne aujourd'hui. « Ce n'est pas notre manière habituelle de construire une stratégie : d'ordinaire on se projette, mais sans jamais regarder en arrière depuis le futur. » Un retournement de perspective que le directeur technique a particulièrement apprécié.

 

  • Le filtre du good business. Tracer un chemin et des actions, rien de nouveau. Questionner chaque action, en revanche, change tout. « On ne se contente pas de vérifier qu'elle va dans la bonne direction au regard des huit conditions — qu'on ne détériore pas l'environnement, qu'on ne sabote pas les acquis sociaux. On s'assure aussi qu'économiquement, on tient la route. Que ce qu'on fait, c'est du good business : sur le plan économique comme sur le plan écologique et social. » C'est cette synthèse qui emporte l'adhésion : « Toutes nos actions nous permettent à la fois d'être économiquement viables et de rester dans les limites de l'entonnoir. C'est ce qui rend l'entreprise résiliente à moyen-long terme. »

 

 

Rétrospectivement, Gaëlle situe le déclencheur sans hésiter : « Sans cette méthode — et l'accompagnement pour choisir les mots justes — nous serions encore en train de ramer avec notre bilan carbone. »

 

 

Une grille dont « n'importe qui se peut saisir »

 

Là où une tonne de CO₂ reste abstraite, les conditions de durabilité offrent une lecture immédiate : dans mon activité, où est-ce que je ne suis pas juste ? Pas forcément un chiffre — un oui, un non, un « ça va / ça ne va pas » — quitte à aller chercher les chiffres ensuite, une fois le sujet raccroché au métier.

 

 

 

Un nouveau terrain : le réemploi du verre

 

Chez Distro, Gaëlle évolue dans une entreprise « qui met en place des solutions concrètes pour le monde de demain » — où plusieurs conditions de durabilité sont, de fait, déjà satisfaites.

 

Le cœur du modèle : le réemploi plutôt que le recyclage. « Tout le monde croit qu'une bouteille en verre redevient une bouteille en verre. C'est n’est pas si simple que ça. Même si le verre est un matériau qui se recycle bien, le processus de recyclage du verre est très énergivore :  il faut refondre le verre dans des fours à 1500 °C qui fonctionnent sept jours sur sept, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le process consomme de l'eau et du sable — une ressource qui n'est pas renouvelable. Il faut rajouter 30 % de matière première pour obtenir une nouvelle bouteille. Le recyclage n’est pas un cycle si vertueux. » Distro, à l'inverse, récupère les bouteilles telles quelles et organise leur lavage pour les remettre en circulation. « Une boucle bien plus vertueuse — mais il reste des sujets à adresser. »

 

Et c'est là que le réflexe FSSD reprend la main. Gaëlle pointe elle-même les enjeux qui subsistent : «Les bouteilles sont collectées avec un camion qui fonctionne au gasoil. Elles sont rangées dans des casiers plastiques — réutilisés, eux, donc déjà en réemploi — mais pour filmer les nos palettes, on dépend encore du plastique. » D'où une intuition : «Il serait intéressant d'appliquer le FSSD à notre propre activité, pour voir comment être encore plus vertueux et faire bouger les lignes dans le bon sens. »

 

L'enjeu n'est pas seulement écologique, il est de viabilité. « Si on se focalise sur notre fonctionnement actuel — un camion au gasoil — il suffit de regarder les conflits récents : le prix du pétrole flambe, et une petite coopérative encaisse l’inflation de plein fouet. À terme, nous ne serons pas les premiers servis. Il va falloir nous transformer pour continuer à réemployer, et anticiper les contraintes à venir. »

 

La nuance est décisive, et c'est tout l'apport du FSSD : il ne s'agit pas seulement de se protéger d'un monde qui se contracte, mais de transformer le métier lui-même pour rester viable à l'intérieur de ces contraintes — sans, au passage, régler un problème par une solution qui en crée d'autres ailleurs.

 

 

Du comité de direction… aux courses hebdomadaires 

 

La force du FSSD, pour Gaëlle, tient à ce qu'il déborde le cadre professionnel. « Une fois la grille partagée, à n'importe quel niveau de l'entreprise, les gens s'en saisissent. Et on s'aperçoit qu'elle s'applique aussi dans la vie de tous les jours — quand on fait ses courses, quand on se déplace. »

 

Son exemple favori : la banane. « Longtemps, j'ai refusé d'acheter des bananes en magasin bio. Bien sûr elles sont bio et équitables: le volet éthique était couvert, mais je ne savais pas si on avait déforesté pour les faire pousser. Or la déforestation, c'est précisément l'une des huit conditions — détruire l'environnement par des moyens physiques. Je me suis rendu compte que j'utilisais la grille de lecture sans même y penser. » 

 

 

Et vous, par où commencer ?

 

Le témoignage de Gaëlle dessine une trajectoire que beaucoup reconnaîtront : on démarre avec le bilan carbone parce qu'il met « des chiffres sur la table », puis on bute sur un plafond — celui d'un indicateur qui n'embarque ni les équipes ni la Direction et qui ouvre peu de perspective de transformation métier.

 

Le FSSD ne disqualifie pas ce premier travail : il le prolonge et lui donne un cap. 

 

Une représentation — l'entonnoir — qui parle aux dirigeants. 

 

Un horizon — 2050 — qui rend la stratégie enfin stratégique — parce qu’élaborée à partir d’un futur viable.

 

Un filtre — la bonne direction et le good business — qui réconcilie viabilité économique et respect des limites.

 

Et une grille que « n'importe qui peut saisir » — du comité de direction au caddie de courses.

 

Vous aussi, vous ramez avec un bilan carbone qui ne décolle pas ? Et si la prochaine étape n'était pas un indicateur de plus, mais un cap partagé ? Parlons-en.

Point de vue Témoignages

Du code à la transition : investir 2 heures pour gagner des années d'avance

06/05/2026

Du code à la transition : investir 2 heures pour gagner des années d'avance

Un ingénieur en quête de création de valeur globale


Cyril a derrière lui vingt ans de métiers informatiques — du développement logiciel au marketing technique d'offres produits logiciels. Un parcours solide, piloté par la création de valeur économique. 

 

Jusqu'au moment où, "Je me suis beaucoup questionné sur la création de valeur que je portais."


Ce questionnement l'amène à suivre un master en management de la transition écologique et solidaire — non pas pour tourner le dos à la création de valeur, mais pour l'élargir. 


Aujourd'hui consultant en transition écologique, il accompagne entreprises et collectivités avec une conviction centrale : "Comment vous accompagner pour créer de la valeur qui va être pérenne dans le temps ?"


Sa posture de consultant est claire : donner des outils, pas des réponses. "Que mes clients puissent s'équiper et devenir autonomes sur le sujet, autant sur des décisions structurantes pour un comité de direction que sur des décisions vraiment métier."

 


La découverte : le FSSD comme cadre unifiant


C'est en toute fin de master, après deux ans d’enseignements sur les conséquences des activités humaines, que Cyril découvre le FSSD. Et là, le déclic.


"Ce cours sur le FSSD a relié tous les apprentissages autour de nos activités humaines, de leurs conséquences écologiques et sociales pour remonter à un cadre de réflexion qui permet d’agir à la source des problèmes, tout en intégrant l’angle économique."


Le FSSD ne s'est pas présenté à lui comme un outil supplémentaire. Il est arrivé comme un cadre unifiant, qui fait tenir ensemble une diversité d’expertises sur à la fois les impacts et les solutions. "Cela fait vraiment le lien avec les nombreuses disciplines étudiées pendant ces deux ans."

 


L'angle carbone : nécessaire, mais insuffisant


Avant le FSSD, Cyril avait attaqué la transition par là où beaucoup commencent : le carbone. Ingénieur dans l'âme, il s'est plongé dans les données, les calculs, les graphiques. "Je me suis rendu compte que j'avais un savoir, je pouvais faire des calculs et rendre une copie. Mais ce n’était pas suffisant comme angle d'attaque."


Ce qu'il a trouvé : la prise de hauteur. "Attaquer par l'angle carbone, ça adresse uniquement ce sujet-là. Avec le FSSD, on enlève les œillères. J'ai perçu un potentiel pour remonter à la source des problèmes concrets."


Ce changement de perspective change tout. "Quand on s'attaque à la source, on adresse plein de conséquences à la fois. C'est beaucoup plus stimulant et concret. Et le savoir se diffuse dans les équipes au lieu de rester dans les mains d'un expert."

 


Un atelier pour rendre ça concret en deux heures


Pour opérationnaliser cette conviction, Cyril a créé l'atelier CAP (Cap vers des Activités Pérennes) — deux heures, un cas concret, un public qui repart avec une grille de lecture activable dans son métier.

 

Point d'entrée : une tasse de café. "On découvre l'aspect multidimensionnel, bien au-delà du climat, des impacts de nos activités avec un simple produit de grande consommation."


Puis vient la bascule : passer des impacts aux causes, avec les 8 conditions du FSSD comme prisme.

 

Les participants expérimentent directement sur un cas pratique : La palettisation de produits industriels — ce film plastique qui enrubanne les palettes et que l’on retrouve à beaucoup d’endroits. Cyril fait manipuler des Lego, du film cellophane. Concrètement. "Les participants voient comment le prisme par l'impact est très réducteur quand on attaque un problème. Avec cette grille de questionnement, ils arrivent à un diagnostic beaucoup plus complet."

 

Le résultat : des solutions plus diverses, plus pérennes. " On sécurise ses décisions car on sait où on veut aller."

 

 

Les participants repartent "enchantés" selon ses mots — certains avec une volonté de creuser dans leur propre contexte.

 


Ce qu'il dirait à ceux qui hésitent à s’outiller « d’une autre démarche » 


"Je recommanderais de venir « perdre » une ou deux heures à découvrir la méthode car c'est gagner peut-être des années d'avance sur son business. C'est gagner en sérénité dans ses choix. Et c'est créer de la valeur globale en sécurisant une pérennité économique."

 

 

 

Et si le FSSD était cette source que vous cherchez pour irriguer durablement vos pratiques professionnelles ?

 

Et si vous choisissiez de vous former ou d'être accompagné par les praticiens FSSD-Players ?

 

 

 

 

Témoignages

Exit les référentiels à 300 critères : le FSSD pour analyser et décider à la source

28/01/2026

Exit les référentiels à 300 critères : le FSSD pour analyser et décider à la source

Un parcours atypique au service d'un monde plus juste


À 58 ans, Pierre Gérard incarne la richesse des parcours professionnels non linéaires. Ingénieur agricole de formation, journaliste pendant dix ans, puis banquier pendant dix-huit ans, il a créé en 2020 son entreprise de conseil "Regards Mêlés". Un nom qui résonne avec son histoire personnelle mais surtout avec sa philosophie : mélanger les matières, les sujets et les points de vue pour révéler un monde plus juste et vivable.

 

Sa mission aujourd'hui ? Aider les équipes et les organisations à intégrer les enjeux de transition environnementale et sociale au cœur de leur activité « pour éviter de se prendre le mur des perturbations qui s'annoncent », explique-t-il avec conviction.

 

 

 

La découverte du FSSD : chercher l'unification entre environnement et social


Pierre découvre le Framework for Strategic Sustainable Development lors d’une conférence introductive au programme de la Lab Session de l'Institut des Futurs Souhaitables en 2020. 

 

Tout de suite, cela fait mouche : "Je cherchais depuis longtemps quelque chose de scientifiquement ancré, qui soit unifiant, qui permette d'englober l'environnement et le social ". 

 

Le FSSD répond à ses attentes : une méthode avec du recul, utilisée depuis des années, porteuse en elle-même d'exigences, sans tomber sur un référentiel à 300 critères sur lesquels on se casse la tête à remplir des fichiers Excel et aussi sans tomber dans ce qu'il appelle "la religion de l'outil" - ces approches exclusives qui prétendent tout résoudre.

 

 

Une formation qui dépasse la méthode

 

Au printemps 2021, Pierre suit les formations initiation et praticien. Ce qu'il y trouve dépasse ses attentes initiales : "J'ai trouvé une formatrice qui était prête à ouvrir le capot et à partager ce qui faisait le cœur de ses 20 années d'expérience."

 

Au-delà de la méthode elle-même, il découvre un mentorat précieux pour son nouveau métier de consultant : comment répondre aux appels d'offres, structurer une offre, gagner en confiance. "C'était l’époque où je venais de démarrer mon activité. Pouvoir participer à des missions en compagnonnage a aussi été déterminant", confie-t-il. 

 

 

Avoir un langage commun pour des métiers différents


Pour Pierre, l'un des grands atouts du FSSD est sa capacité à créer un langage commun entre métiers différents. 

 

Il prend l'exemple parlant d'une entreprise de réparation ferroviaire : "Comment on fait pour que tout le monde aille dans le même sens quand il y a des mécaniciens, soudeurs, menuisiers, chaudronniers, informaticiens ?"

 

Face à la complexité des référentiels sectoriels - "un référentiel d'informaticien sur du numérique responsable, aura du mal à discuter avec un menuisier qui va parler de la nature du bois qu'il utilise" - le FSSD offre un niveau de transposition permettant le dialogue entre tous.

 

 

Une trame de fond omniprésente


Dans sa pratique professionnelle, Pierre intègre le FSSD de manière systématique: " Dès que je suis sur des sujets de transition, je l'utilise comme "un fond de raisonnement", une trame qui guide mes questions et analyses ". 


Les trois conditions environnementales et les cinq conditions sociales du FSSD constituent sa grille de lecture permanente, même s'il ne les nomme pas systématiquement d’emblée. 

 

 

Des applications concrètes et variées


Pierre détaille plusieurs cas d'usage révélateurs :

 

> La Convention des Entreprises pour le Climat. Il intègre subtilement les conditions de durabilité du FSSD dans le carnet de bord de la session "Entreprendre avec le vivant", permettant aux participants de découvrir progressivement cette approche systémique où "c'est le futur qui oriente l'activité présente et non le passé qui la conditionne".

 

> L'accompagnement d'un syndicat de traitement des déchets. En 2025, Pierre accompagne un syndicat de traitement des déchets avec le FSSD "toujours en tête" dans le design du parcours : "Quand des citoyens, des professionnels sont là pour travailler sur les déchets, c'est un enjeu de salubrité publique. Le FSSD permet de partir d'une vision plus large. Pour moi, la salubrité publique aujourd'hui, c'est la santé humaine, mais c'est aussi la santé des vivants non humains et la préservation des écosystèmes."

Il élargit la perspective : "Comment les RIPers [ceux qui ramassent les poubelles] peuvent répondre à leurs besoins humains fondamentaux quand ils font des trucs que personne ne veut faire ? En permanence, j'avais les trois conditions environnementales et les cinq conditions de durabilité sociale en fond."
Le résultat ? "On a fait une boussole socio-écologique. La boussole est plus large que les 8 conditions du FSSD, mais dans la boussole que les gens ont pour savoir s'ils ne vont pas se prendre le mur, il y a le FSSD."

 

> La formation "Manager les transitions" pour 350 managers de la ville de Clermont-Ferrand. Face aux métiers extrêmement variés – restauration collective, accueil, installations sportives, immobilier, petite enfance .... - le FSSD offre une grille commune pour intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans chaque métier, sans perdre les spécificités de chacun.

 

> L'incubateur des industries culturelles et créatives. Avec les porteurs de projets entrepreneuriaux, Pierre utilise le FSSD dès la conception : "Quand je les attrape à ce moment-là, ça permet que ces enjeux sociaux et environnementaux soient inclus dans leur modèle entrepreneurial dès le début, et que ce ne soit pas un truc rajouté."
Les conditions sociales sont particulièrement pertinentes : "Le FSSD, par ses conditions sociales, leur permet d'enrichir leur discours. Quand on va voir un banquier et qu'on est issu de ce type de milieu, on peut avoir un a priori négatif. Le fait d'arriver avec un projet économique étoffé socialement, ça permet de verbaliser les ressorts de ce qu'on est en train de faire et de montrer la profondeur, le sens qu'on porte."

 

 

L'exigence comme boussole

 

Pierre reconnaît le caractère exigeant du FSSD, notamment sur le plan environnemental : "Dans l'absolu, je me dis que c'est presque impossible de répondre aux trois conditions environnementales du FSSD, tellement c'est exigeant." Mais c'est justement cette exigence qui en fait une "ligne qui va guider dans la durée".

 

Le volet social le passionne particulièrement, ancré dans sa philosophie "moins de biens, plus de liens". Comment répondre aux besoins humains fondamentaux de manière frugale et sobre, tout en permettant à chacun de vivre "une vie heureuse, pleine" ? Cette vision humaniste guide son action.

 

 

Pas d'estuaire sans source 


Sa métaphore préférée reste celle de la source et de l'estuaire : " Ici nous ne sommes pas très loin du Mont Gerbier des Joncs. On voit plus facilement l'estuaire à Saint-Nazaire de la Loire que la source. Le FSSD, c'est travailler à la source. On voit toujours mieux les estuaires que la source, mais s'il n'y a pas de source, il n'y a pas d'estuaire."

 

Pour convaincre ceux qui découvrent le FSSD, Pierre utilise une image forte : celle des hôtels qui proposent de garder ses serviettes pour économiser l'eau. "Ce standard mondial vient de Scandic Hotel, qui a fait bosser ses salariés après 1989. Et tout ça, c'est grâce au FSSD."

 

 

L’expérience de la tasse de café pour prendre en main la démarche


Le défi permanent de Pierre reste la vulgarisation : " Comment je le rends accessible à mes interlocuteurs et interlocutrices ?" 

 

Son outil favori ? Le cycle du café, "un invariant du monde professionnel" qui permet d'ancrer concrètement les préoccupations environnementales et sociales dans le quotidien de chacun.

 

 

Une approche pour aligner sans uniformiser


L'expérience de Pierre illustre parfaitement comment le FSSD peut être utilisé de manière flexible et adaptée et s'intégrer de multiples façons dans une pratique professionnelle.

 

Parfois visible et nommé, parfois sous-jacent et structurant, toujours au service d'un objectif : permettre à des métiers, des sensibilités et des expertises différentes de travailler ensemble des démarches de transitions structurantes et créatrices de valeur. 

 

Loin d'une application dogmatique, il montre que cette logique peut s’articuler à d'autres approches telles que les six portes du Campus de la Transition, le Circulab...

 

Pour Pierre Gérard, le FSSD n'est pas qu'un outil parmi d'autres : c'est une grille de lecture permanente qui structure sa pensée et son action, crée un cadre de référence commun suffisamment robuste pour guider l'action, mais assez souple pour s'adapter à la diversité des métiers et des situations.

 

Pour les professionnels de l'accompagnement qui cherchent à dépasser les référentiels à 300 critères et les fichiers Excel paralysants, le témoignage de Pierre trace une voie : celle d'un cadre exigeant mais accessible, scientifiquement ancré mais non dogmatique, qui peut se décliner du plus stratégique (une ville entière) au plus quotidien (une tasse de café).

 

Et si le FSSD était cette source que vous cherchez pour irriguer durablement vos pratiques professionnelles ?

 

Et si en 2026, vous choisissiez de vous former ou d'être accompagné par les praticiens FSSD-Players ?

 

 Parlons-en :-)

Témoignages

Comment l'hôpital de Lisieux a repositionné la transition écologique au cœur du soin

30/10/2025

Comment l'hôpital de Lisieux a repositionné la transition écologique au cœur du soin

De la contrainte carbone à une vision systémique engageante


L'histoire commence en 2023, lors d'une conférence au Moho où Caroline Gervais présente le FSSD. 


Noémie est immédiatement séduite : "La présentation était particulièrement dynamique et agréable. Donc, ça fait du bien pour ces sujets-là qui sont parfois un peu lourds, psychologiquement, intellectuellement."


Mais c'est surtout l'approche qui la marque : " Très systémique avec la possibilité de se positionner dans l'avenir et de travailler à partir de ce futur plus désirable."


Nicolas, confirme le souhait de l’équipe de travailler à "une vision plus large et du coup plus efficace et cohérente avec les enjeux" car "Finalement, le carbone, on fait un bilan carbone, on a les données et puis après, on applique des mesures mais c’est trop réducteur et peu engageant et signifiant pour nos collaborateurs."

 


Un outil simple aux résultats concrets


Pour Julian, l'enjeu était clair : "Il y a plein de discours différents et on voit qu'on n'arrive pas forcément à engager des démarches derrière." 


La méthode FSSD permet "une approche un peu différente de la transition écologique qui permet aux  agents de chaque filière de l’hôpital de trouver du sens et d’avoir envie d'agir."


L'équipe découvre rapidement que le FSSD "est relativement simple, son usage paraît être à la portée de tout le monde, même s’il ne réduit pas la complexité des sujets." 


Cette simplicité devient un atout pour "vulgariser et engager les personnes en ayant une méthode de travail qui est bien définie."


En moins de 4 mois, les participants élaborent une feuille de route stratégique qui fait consensus et est validée par les instances de gouvernance.


Nicolas témoigne : "Ce document redonne, je pense, du sens aussi au rôle de notre hôpital."

 

Découvrir la feuille de route ici et ici. 

 

"Un travail coopératif, très coopératif"


Pour Julian, l'approche collaborative fait la différence : "Ce n'est pas trois personnes qui font le cadre. C'est une bonne partie de l'établissement qui crée le cadre." 


Cette dimension collective change tout : "À la fin, il en ressort cette feuille de route bien définie, bien écrite, qui compile toutes les idées d'une bonne partie des personnes de l'établissement."


Noémie complète : "Pour faire vivre les choses, il faut engager le collectif. Et c'est vrai que cet outil-là nous permet de le faire."

 

Une méthode inclusive qui parle à tous


L'un des succès les plus remarquables concerne la participation et l’adhésion des équipes. 


Noémie observe : "Grâce au côté intuitif de la démarche, les ateliers se sont révélés très inclusifs : même les personnes peu sensibilisées à la transition ont apporté largement leurs idées et réflexions." 

 


Un cadre durable pour l'action quotidienne


Aujourd'hui, la feuille de route devient "le document sur lequel on peut se reporter pour chacune de nos actions", explique Julian, comme lors de la semaine du développement durable ou lors de la journée des référents : "La feuille de route a été le fil rouge pour animer toute la journée."


Fini de restreindre le sujet à : "Il faut trier les déchets, il faut trier les déchets".


La prochaine étape est maintenant : "Comment on outille les unités durables pour avoir le bon questionnement sur chacune des actions qu'on veut mettre en place."

 

Un même regard, pour les petits et les grands projets 


L'outil devient "indispensable et il va falloir que ça rentre en matière de routine dans nos démarches."


Un premier test passé avec succès concerne un projet d'investissement immobilier de 68 millions d'euros.

 

Nicolas raconte : "On a appliqué les critères, on a passé dans une grille de lecture le projet immobilier avec les critères du FSSD. Fort heureusement, tout a été validé positivement."


L'exercice révèle l'intérêt de la méthode : "L'intérêt de se poser des questions qu'on ne se pose pas en réalité, quand on décline un projet." 


La grille FSSD "nous force à se poser des questions, à y apporter une réponse la plus objective possible."

 

Prêt à franchir le pas pour votre organisation ?

 

Nicolas synthétise : "Regardez notre expérience, ça a produit un vrai résultat, dont nous sommes très satisfaits, avec une méthode relativement intuitive et on peut mesurer tout de suite le résultat."


L'expérience de l'hôpital de Lisieux démontre qu'il est possible de sortir du dilemme entre urgence écologique et contraintes organisationnelles : "ça montre la force de l'outil."


Le FSSD offre ce que Nicolas qualifie de "choix éclairé" : "On ne peut pas tout faire tout bien. Mais au moins, on sait ce qu'on ne traite pas."


Dans un contexte où les injonctions environnementales se multiplient, l'hôpital de Lisieux prouve qu'une approche systémique et collaborative peut transformer les contraintes en opportunités. 


Une leçon précieuse pour tous les acteurs en quête d'outils opérationnels pour réussir leur transition.


Et si c'était le cadre qui manquait à votre organisation pour passer à l'action ? Parlons-en !

Point de vue Témoignages

Redonner le pouvoir d'agir : quand la méthode change tout

14/10/2025

Redonner le pouvoir d'agir : quand la méthode change tout


Le parcours d'un facilitateur en quête d'efficacité


Sébastien Bellet travaille sous le nom de Courant Alternatif, rattaché à la coopérative Créacop 14 à Caen. Après 13 ans à l'ADEME Normandie comme ingénieur sur les thématiques bâtiments et mobilité durable, il accompagne aujourd'hui organisations publiques et structures de l'ESS dans leur transition écologique. 


Sa spécificité ? "Je mets l'humain au cœur de mes accompagnements." 


Son objectif : "Faire monter en compétence les collectifs de travail pour qu'ils puissent s'emparer par eux-mêmes du sujet de la transition."


Pourtant, malgré une méthodologie construite "à partir des meilleures pratiques observées à droite à gauche", quelque chose manquait. Jusqu'à sa découverte du FSSD lors d'une conférence au Moho*.

 


La singularité : une approche par la source des impacts 


Lors de cette présentation : "J'ai vu quelque chose de très intégré, très transversal. Une capacité à avoir un regard 360° sur le sujet."


Mais c'est un concept précis qui provoque le déclic : "La question d'aller chercher les mécanismes sources de non-durabilité. Ça m'a fait un petit tilt dans ma tête. Ça fait des années qu'on court après les méthodes permettant de faire vraiment avancer les questions de développement durable, transition écologique. On s'intéresse aux impacts, et ça n'avance pas. Et là, on va aller chercher ce qu'il y a à la racine. Ce changement radical de perspective m’est apparu comme très intelligent !"

 


S’emparer de la complexité en toute simplicité


En se formant au FSSD**, Sébastien cherchait d'abord à "monter en compétence par rapport à la méthode." 


Deuxième motivation : s’approprier "un cadre de référence clair qui permet aux organisations de s'emparer du sujet et de devenir autonomes."


Ce qu'il a trouvé dépasse ses attentes : "La démarche est très complète et très outillée. A la sortie du parcours de formation, tu peux accompagner un groupe ou une structure de A à Z." 


Plus remarquable encore, il découvre une démarche "au final assez simple, dans le sens où elle accessible, facilement transmissible mais elle n’est pas simpliste ! "


Cette accessibilité n'exclut pas la profondeur : "Les personnes vont tout de suite comprendre la mécanique et, à force de l'utiliser, elles vont pouvoir entrer petit à petit dans le détail."

 


"Tu donnes du pouvoir d'agir aux personnes"


L'impact le plus significatif concerne ce que Sébastien appelle "l'effet cocktail" : "Tu donnes du pouvoir d'agir aux personnes. Il y a tellement de démarches autour de ces sujets-là qui peuvent être plombantes. Mais là, à chaque fois, je vois comment cela redonne du pouvoir d'agir, qui redonne de la confiance, qui donne de l'espoir."


Comparé aux approches classiques par les impacts ou les 17 ODD (Objectifs de Développement Durables), le FSSD change radicalement l'énergie du groupe : "Quand on travaille à partir des mécanismes sources***, ça aide à prioriser, à identifier les dépendances. Tu identifies vraiment là où tu es vulnérable, dans ton périmètre d'action à toi."


Cette approche transforme la capacité d’action : "Oui, bien sûr, les transformations à mener ne sont pas simples, mais les participants partent toujours avec beaucoup d'énergie et d'enthousiasme. Ils se rendent compte que le prochain pas, il est atteignable. Ça leur donne envie d'y aller."


Le contraste avec les approches par les impacts est frappant : "C'est un peu la différence entre une approche classique avec un ingénieur bureau d'études où on te livre un truc, un rapport, mais ce n’est pas « le tien ». Tandis qu'avec le FSSD, tu dois faire par toi-même. Tu es obligé de te regarder. Tu as un effet miroir qui te met en mouvement."

 


Une boussole pour l'ingénierie d'accompagnement


Le FSSD a permis à Sébastien de "consolider mes propositions méthodologiques, les parcours que je propose. Ça m'a permis de faire le tri dans les outils que j'utilisais pour avoir quelque chose qui est plus net, plus clair, plus direct."


L'outil structurant ? La démarche ABCD*** : "Quatre étapes que tu ne vas pas forcément traiter toujours dans le même ordre, pas toujours avec la même intensité. Moi, ça m'aide à structurer chacune de mes interventions. Même si c'est une intervention d'une heure, il y aura un ABCD dedans."


Cette structuration apporte une efficacité nouvelle face à la demande constante des clients : "Tu as des clients qui te demandent de tout résoudre en un minimum de temps. Là tu identifies rapidement ce qui est incompressible et efficace."

 


Deux outils maîtres pour révéler et mobiliser


Dans sa pratique, Sébastien identifie deux moments particulièrement puissants.

 

Premier outil révélateur : "La cartographie de son activité, passée au crible des 8 conditions du FSSD***. Prendre du temps là-dessus et bien le débriefer. C'est un outil super puissant. J'ai vu plusieurs responsables d'organisation dire après : « il faut qu'on change »."


Deuxième levier d'engagement : "L'étape de création de la vision***. Comment est-ce qu'on travaille sur un futur souhaité qui ne soit pas de la science-fiction décorrélée de toutes les contraintes ? Une utopie réaliste. Ce que propose le FSSD, c'est cadrant et ça permet d'avoir des visions à la fois qui parlent et qui motivent."

 


Une collectivité qui construit son référentiel commun


Premier cas d'application : une collectivité qui lance un projet de territoire pour "rebalayer l'ensemble de ses politiques publiques" à horizon 2035-2050. Le défi : "Comment est-ce qu'on va créer de la transversalité entre le service petite enfance, le service espace vert, le service mobilité, le service bâtiment ?"


La solution : "Il faut que chacun puisse avoir un référentiel commun. Et ce référentiel commun, on va le construire à partir des 8 conditions***."

 


Un centre social qui renforce son argumentaire


Deuxième illustration : un centre social qui contacte Sébastien : "Nous, la transition écologique, on n'y connaît pas grand-chose, mais on comprend que notre public, ça va être le premier touché par les questions énergétiques, climatiques."


Trois jours d'accompagnement transforment leur approche.  Ces moments sont un vecteur d'apprentissage très concret pour tout le monde.


Par exemple, ils étaient confrontés à un bras de fer avec la mairie pour rénover leur bâtiment, "à travers l'approche transversale du FSSD, ils se sont construits un argumentaire pour retourner voir les élus, qui était beaucoup plus costaud. "


" Ils sortent de l'approche 'on va demander des sous' avec le seul angle de l’énergie et quasiment, en face de chaque condition***, ils développent des arguments précis pour le projet."

 


Des redirections écologiques inattendues


Dans ses accompagnements DLA (Dispositif local d'accompagnement) pour les structures de l'ESS, Sébastien observe également des transformations profondes. 


Les participants arrivent souvent avec des préoccupations limitées : "Comment je vais faire pour consommer moins d'eau pour laver les maillots, mieux recycler mes ballons, faire le tri du papier ?"


L'étape de cartographie selon les 8 conditions*** provoque des prises de conscience : "Plusieurs fois, j'ai vu des structures se dire : on ne peut pas continuer comme ça. Il faut vraiment qu'on se réoriente et qu'on fasse autre chose."


Exemple marquant : une structure de vente par correspondance de produits de seconde main, entièrement dépendante d'Amazon. "Ils sont venus avec « comment on améliore nos performances environnementales ». Ils sont repartis en se demandant « en combien d'étapes peut-on se libérer de ces grandes plateformes ? »."


Cette redirection touche le cœur d'activité : "Tu ne traites pas la périphérie des trucs. Là, du coup, tu crées la valeur."

 


Une méthode robuste et adaptable


La force du FSSD pour Sébastien réside dans sa robustesse : "Ça me donne une sorte de référentiel, des étapes clés, des jalons. C'est une sorte de boîte à outils, mais plus que ça, parce qu'elle est organisée, elle me donne un fil rouge."


Cette solidité se vérifie dans les contextes mouvants : "J'accompagne une collectivité qui a changé trois fois de sujet. Et moi, je ne suis pas perdu. C'est eux qui sont compétents. Moi, je suis le garant de la méthode et des étapes. S'ils veulent changer le sujet thématique, ça ne me pose aucun problème."


L'approche repositionne le rôle du facilitateur : "C'est une forme d'expertise, mais qui est l'expertise de la méthode, de la définition de l'endroit où il faut aller et de comment il faut regarder."

 


Le conseil d'un praticien


À ceux qui hésiteraient, Sébastien répond sans détour : "Il faut se former. Cela permet de le tester parce que juste en lisant des ressources ça reste un peu théorique tant que tu ne l'as pas fait toi-même."


Lui-même a mis du temps à franchir le pas : "J'étais en lancement d'activité, je n'avais pas le temps ni la trésorerie. Je me disais, est-ce que ça va vraiment m'apporter quelque chose de plus ? Est-ce que ça ne va pas être une théorie en plus ? Et c'est en faisant que tu te rends compte de l'efficacité de cette logique."


Son expérience démontre que le FSSD n'est pas une méthode de plus dans un paysage déjà saturé. C'est un cadre qui amplifie, structure et rend accessibles les démarches de transition. Un outil qui transforme l'accompagnement en redonnant aux organisations leur pouvoir d'agir, dans leur périmètre, à leur rythme, avec leurs propres mots.

 


Franchir le pas et rejoindre les FSSD-Players


Pour les accompagnateurs comme pour les organisations, le constat de Sébastien est clair : l'efficacité se mesure dans la pratique, pas dans la théorie. Un investissement qui, selon son témoignage, a consolidé des années de pratique en seulement 6 jours de formation. De quoi transformer non seulement votre boîte à outils, mais surtout votre capacité à générer de véritables redirections écologiques.

 


Prêt à franchir le pas ? Les formations FSSD-Initiation et FSSD-Praticien sont là pour vous ainsi que la communauté de praticiens qui, comme Sébastien, ont choisi d’adresser le sujet à la racine plutôt que de courir après les impacts.

 

 

* Replay de cette conférence avec à la programmation Sébastien Bellet (A partir min 12) et Caroline Gervais introduisant le FSSD (A partir de min 27 :50)

** Sébastien a suivi les formations FSSD-Initiation (3 jours en 6 modules sur 3 semaines, groupe de 8 maximum) & FSSD-Praticien (3 jours en 6 modules sur 8 semaines, groupe de 6 maximum) et est actif au sein de la communauté de pratiques des FSSD-Players


*** Ces éléments sont constitutifs du FSSD et sont à « appeler » dans les ingénieries d’accompagnement en fonction des contextes.

Point de vue Témoignages
Fssd nouveau logo blanc

FSSD Players 2026 - Tous droits réservés I Mentions légales

FSSD Players 2024 - Tous droits réservés I Mentions légales

  • Se former
  • Être accompagné
  • Le Réseau
  • Le FSSD en 3min
  • Ressources
  • Contact & Rendez-vous
Personnaliser les cookies